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Saint seiya

Saint Seiya G, d’Okada Megumu  (Saint seiya) posté le mardi 06 mars 2007 20:40

Le "G" du titre est réputé renvoyer au "Gold" désignant les saints les plus élevés dans la hiérarchie des guerriers d'Athéna. En effet, ce n'est plus Seiya l'exalté qui focalise l'attention du lecteur, puisqu'il n'a alors que cinq ou six ans, mais un jeune saint d'or, Aiolia du signe du Lion. Le choix du titre est donc révélateur du fait qu'il s'agisse d'un titre jouant sur la vague nostalgique ayant ramené l'univers Saint Seiya sur le devant de la scène, avec, dans un intervalle d'à peine trois années, pas moins d'une première série de treize OAV (le Junikyû Hen), un film (Tenkaï Hen), un manga dont il est question ici, et enfin une nouvelle série de six OAV (Inferno).


Kurumada Masami ayant remisé ses crayons alors qu'il était au cœur de l'arc le plus abouti de sa série, et n'ayant pas l'intention de les ressortir avant longtemps - si ce n'est le temps d'offrir quelques pages en couleur promotionnelles à l'occasion du lancement du film évoqué ci-dessus -, il n'est donc pas l'auteur de ce nouveau manga, même s'il est crédité du scénario. C'est Okada Megumu, auteur en vogue au Japon, au style très particulier, qui s'est attelé à donner corps aux saints d'Athéna. Il est d'ailleurs intéressant de constater certaines similitudes troublantes entre l'autre œuvre d'Okada publiée en France (Niraïkanaï, Paradis Premier) et ce Saint Seiya G. La psychologie des personnages, ainsi que le déroulement des combats sont très similaires. Et si Saint Seiya G ne dégage pas la même impression de confusion permanente que son œuvre précédente, il est impossible de ne pas admettre que l'œuvre dont il est ici question est très largement dominée par la patte d'Okada. Celui-ci s'est d'ailleurs nourri d'influences extérieures au travail de Kurumada : les traces d'ambiances ou d'événements relatés avant tout par les diverses séries animées de Saint Seiya sont décelables, tout particulièrement dans la psychologie des personnages. C'est la preuve, s'il en faut, que Saint Seiya déborde très largement son initiateur et démiurge. Parfois pour le plus grand bonheur du public, et parfois, comme c'est le cas ici, sans rien introduire d'intéressant.

Un héros falot

Le scénario s'appuie sur la trajectoire d'Aiolia. Son point de départ est très similaire à celui qu'aura Seiya dans quelques années : un jeune saint, frais émoulu, en rupture avec le système, mais obligé de jouer le jeu pour diverses raisons. Cependant, où l'effronté Seiya divertissait, Aiolia se décline beaucoup plus sur le mode de l'adolescent contemplatif, et ce ne sont pas les quelques tentatives d'humour - généralement plates - immiscées dans le cours du récit qui pourront changer son image lisse de type au cœur d'or et au courage inépuisable. Foin, donc, de ce héros parfait, qui en l'espace de quelques tomes parvient à lasser le lecteur aussi sûrement que le faisait Seiya dès sa conversion aux principes de l'amour courtois !

(JPEG)

Une histoire qui aspire à la noirceur, mais cousue de fil blanc

La trame oppose les saints d'Athéna à la possibilité du retour de Cronos et des Titans hors du Tartare où Zeus les enferma dans les temps mythologiques. On s'accommode évidemment mal de cette titanomachie, d'une ampleur nécessairement équivalente à l'opposition d'Athéna et d'Hadès, glissée entre les deux pages de l'acte cohérent constitué par la bataille du Sanctuaire.

À vouloir montrer la jeunesse des chevaliers d'or - encore perfectibles, donc, puisqu'ils ont alors à peine treize ou quatorze ans - et leur dresser des adversaires puissants, l'auteur oublie qu'il oppose à ses gamins une génération d'Immortels dont la force est sans rapport avec les divinités mineures que sont Hypnos et Thanatos, et que, suivant toute cohérence, même les douze saints d'or assemblés devraient éprouver les plus grandes difficultés pour contenir un seul Titan !

Mais qu'importe, tant que la bataille est belle. Et on peut apprécier, au détour, des combats plus fouillés que ceux auxquels Saint Seiya avait habitué. Cela dit, au bout de sept tomes, les Titans ne sont pas bien fringants, et on vient à douter du danger qu'ils pourraient représenter, ou de leur puissance réelle. L'auteur étant évidemment contraint par la cohérence de l'univers, il ne peut en effet faire mourir aucun des saints d'or, et il est privé ainsi d'un ressort dramatique essentiel, et de la possibilité de donner toute l'ampleur qu'il voudrait à son récit. C'est à peine si quelques défaites relatives sont essuyées par ses héros, alors qu'ils combattent les grands Titans. Bref, on a bien du mal à frémir.

Et d'autant plus de difficulté à s'enflammer pour l'idée sous-jacente de l'opposition entre les hommes - les saints - et les dieux - les Titans - pour le contrôle de la terre. Cet affrontement, au cœur du Tenkaï-Hen qui voit Athéna déserter le camp des Immortels pour soutenir les humains, est transposé ici via la thématique de l'incessant exploit des saints d'or affrontant les Titans. On constatera simplement que la victoire systématique des mortels sur les Immortels décrédibilise considérablement les seconds. Et la trame du manga par la même occasion.

De jolies pages couleurs

(JPEG) Avec la psychologie fouillée - mais au demeurant très balisée - des protagonistes, la seule réussite de ce manga est esthétique. Le style recherché d'Okada, s'il ne peut pas prétendre fédérer les goûts, présente l'avantage d'une prise de position. Les personnages allongés ne sont pas, d'ailleurs, sans rappeler les silhouettes androgynes de l'anime. Les armures et les décors sont représentés avec profusion de détails, au point que le dessin est souvent obscurci, mais à bien s'y arrêter, les vignettes sont souvent splendides et fluides. L'acmé de cette performance graphique s'épanouissant à chaque début de volume, sous la forme de quelques pages couleurs d'une rare beauté, et dont on viendrait à souhaiter qu'elles se prolongent sur le volume tout entier !

En un mot, Saint Seiya G n'est qu'un shônen parmi d'autres, avec pour lui l'apport de la patte d'Okada à l'univers de Saint Seiya, et contre lui une histoire faiblarde, des personnages classiques et des situations banales. De beaux combats et de belles pages couleurs ne font pas un manga, c'est du moins la leçon qu'on peut retirer ce titre.

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Liste des principaux chapitres  (Saint seiya) posté le mardi 06 mars 2007 22:39

  1. Le tournoi et les Chevaliers noirs : lutte pour l'armure d'Or du Sagittaire,
  2. Les Chevaliers d'Argent : découverte par les héros des manigances du Sanctuaire,
  3. La bataille du Sanctuaire : décidés à combattre le Grand Pope, les Chevaliers de Bronze ont douze heures pour traverser les douze maisons du Zodiaque, combattre et vaincre les Chevaliers d'Or et sauver Saori.
  4. Asgard : uniquement présente dans l'anime, la saga Asgard oppose les Chevaliers de Bronze aux guerriers divins d'Odin.
  5. Poséidon : les Chevaliers de Bronze affrontent les Marinas, serviteurs de Poséidon dans l'espoir de sauver Athéna.
  6. Hadès : La saga Hadès se déroule en deux parties : la première montre les Chevaliers d'Or affrontant les sbires d'Hadès ayant envahi le sanctuaire. Dans la seconde partie, les Chevaliers de Bronze se rendent dans les enfers pour sauver Saori et détruire Hadès.

À cette chronologie, il faut ajouter l'épisode G dessiné par Megumu Okada, qui revient quelques années en arrière et raconte le combat des Chevaliers d'Or contre Cronos et ses titans. Le héros de l'épisode G n'est plus (pas encore) Seiya mais Aiolia, Chevalier d'Or du Lion, qui doit racheter l'honneur de son frère Aiolos accusé de trahison. Dans la mesure ou Megumu Okada est laissé entièrement libre du scénario, et ou quelques incohérences surviennent (notamment de dates), la jonction avec l'histoire classique est rendue difficile.

Fin avril 2006, l'auteur de la série originelle, Masami Kurumada, a annoncé sur son blog le début de la prépublication d'une nouvelle série nommée Saint Seiya Next Dimension ~ La Légende de l'Empereur des Ténèbres. Les premières pages du prologue de cette série, reprenant une partie du combat à Elysion du tome 28, sont parues en couleur le 27 avril 2006 dans le Weekly Shōnen Champion ; le tout pour une publication régulière de l'histoire à partir de l'été 2006. Cette préquelle, se déroulant au XVIIIe siècle, semble s'attacher à montrer les faits et gestes de Dohko et de Shion fraichement nommés Chevaliers d'Or tandis qu'une nouvelle Guerre Sainte se prépare.

Tandis que Saint Seiya The Lost Canvas, annoncé mi-août 2006 et réalisé par Shiori Teshirogi, semble vouloir lever le voile sur le passé d'Hadès durant la Guerre Sainte précédente et plus particulièrement sur la relation amicale qu'entretenait Alone, sa réincarnation de l'époque, avec le Chevalier de Pégase prédécesseur de Seiya et qui s'appelait Tenma.

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Adaptation en anime  (Saint seiya) posté le mardi 06 mars 2007 22:40

La série

L'adaptation en anime reprend les 18 premiers volumes du manga sous la forme de 114 épisodes. En France, ces épisodes ont été diffusés à la télévision, au Club Dorothée sur TF1, entre le 11 octobre 1986 et jusqu'au milieu des années 1990.

Parce que le studio Toei avait une meilleure productivité que Kurumada, l'adaptation en anime a bientôt rattrapé la publication papier, et il a fallu que les scénaristes du dessin animé inventent des épisodes supplémentaires pour laisser le temps au manga d'avancer. De ce fait, on trouve quelques personnages et épisodes plus ou moins fantaisistes dans le volet de la série précédant la bataille du Sanctuaire (autour des Chevaliers d'Argent). De même, le chapitre Asgard a été créé de toutes pièces par le studio Toei. Dans le manga, on passe directement de la bataille du Sanctuaire au chapitre Poséidon; l'anime fait un détour par les combats d'Asgard, puis raccorde avec la saga Poséidon en prétextant que cette bataille avait été orchestrée par le dieu des mers.

  • 1986-1989 : Les Chevaliers du Zodiaque. L'adaptation des premiers chapitres du manga Saint Seiya, sauf la partie sur Asgard. C'est cette série qui fit découvrir ce monde imaginaire en France.
  • 2002-2006 : Les Chevaliers du Zodiaque : Chapitre Hadès. Adaptation du dernier chapitre, Hadès.

Les OAV

On a longtemps cru que le chapitre Hadès resterait une exclusivité du manga (comme Asgard restera une singularité du dessin animé). Il a fallu attendre 13 ans avant que la dernière partie du manga soit adaptée en anime. Cette adaptation s'effectue en plusieurs parties.

 

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Info du Japon  (Saint seiya) posté le mardi 06 mars 2007 22:43

La première partie du chapitre Hadès a été réalisée sous la forme d'une série de 13 épisodes diffusés entre le 9 novembre 2002 et le 12 avril 2003 à raison d'une diffusion par mois. Ce premier volet couvre la partie consacrée à la bataille des douze maisons (Jûnikyû-hen). La diffusion a été assurée sur la chaine de télévision pay-per-view japonaise PerfectChoice, qui fait partie du bouquet satellite SkyPerfecTV. La majeure partie des comédiens ayant participé au doublage de la série d'origine ont repris leur rôle avec l'ajout de quelques nouveaux pour remplacer les personnes décédées depuis.

La deuxième partie de la saga Hadès, se déroulant dans le monde des ténèbres, (Meikai-hen) est constituée de 6 épisodes. Sa diffusion a débuté le 17 décembre 2005 et s'est achevée le 18 février 2006 au rythme de deux épisodes par mois. La même chaine en a assuré la diffusion. Ces épisodes relatent l'arrivée des Chevaliers de Bronze dans les enfers, leur traversée des différentes prisons jusqu'à l'apparition de la réincarnation d'Hadès. À partir de ces épisodes, les comédiens doublant les cinq héros ont été remplacés par des personnes plus jeunes ce qui a causé un tollé auprès des fans japonais.

La seconde partie du Meikai-hen, toujours constituée de 6 épisodes est quant à elle prévue pour être diffusée à partir de décembre 2006, encore une fois au rythme de deux épisodes par mois.

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Info de l'europe  (Saint seiya) posté le mardi 06 mars 2007 22:44

Le 17 septembre 2006, le premier épisode du Jûnikyû-hen (titre français "Saint Seiya, les Chevaliers du Zodiaque. Le Chapitre Hadès, le Sanctuaire") est diffusé sur la chaine de télévision TNT française NT1 et AB 4 en Belgique.  il est à noter que leur diffusion est sujette à une interdiction de visionnage pour les moins de 10 ans. Il est intéressant de remarquer aussi que tous les génériques et le résumé de l'épisode à suivre sont bien présents ; cependant les chansons Pegasus Fantasy et Blue Dream ont été remplacées par une chanson en anglais. En ce qui concerne le doublage, aucun des comédiens d'époque n'a été rappelé, et il y a quelques erreurs et non-sens de traduction.
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